Comment je crée une collection de press on nails à la main
Une collection commence rarement par un dessin. Elle commence par une couleur vue quelque part, un tissu, une lumière de fin de journée, et l'idée que ça ferait quelque chose de beau au bout des ongles. Entre ce moment et celui où tu ouvres ta boîte aux lettres, il se passe une série de choses que personne ne voit. Je te raconte lesquelles.
D'où vient une collection
Chaque set Neiju porte un nom, et derrière ce nom il y a un concept. Ce n'est pas de la décoration. Le Tartan, Félindra, Coquette, Beetlejuice, Marron glacé : à chaque fois, il y a une intention avant le premier trait. Dix-sept sets du catalogue portent même un prénom.
Parfois le point de départ est une référence assumée. Voilà comment je présentais le set Reiwa :
Cette ultime paire s'inspire du mouvement architectural du futurisme végétal, insufflé par le travail de Sou Fujimoto. Elle associe des lignes minimalistes et hautement structurées à une texture velours unique, pensée comme un clin d'œil à la mousse végétale.
Parfois c'est beaucoup plus simple : la saison change, et j'ai envie de travailler le marron, le bordeaux, le terracotta. Le concept vient avant la couleur, ou la couleur vient avant le concept. Il n'y a pas de règle, et c'est plutôt une bonne nouvelle.
Le dessin, ongle par ongle
Ensuite vient la partie qui prend le plus de place : le dessin. Mes deux techniques, ce sont l'aquarelle et la 3D. L'aquarelle pour les dégradés, les transparences, les effets de matière qui bougent selon la lumière. La 3D pour tout ce qui se sculpte, se pose en relief, se touche.
Chaque ongle est traité séparément. Les dix ongles d'un set sont peints un par un, à la main, avec les mêmes gestes que sur un ongle naturel mais sans la contrainte du client assis en face de moi. C'est précisément ce qui me permet des designs que je ne pourrais pas réaliser en pose classique.
J'ai écrit un jour, à propos d'une sculpture que j'avais faite pour une exposition, une phrase qui résume bien la chose :
Chaque design sort de cette main. Pas d'une machine. Pas d'un moule.
C'est vrai pour la sculpture, et c'est vrai pour chaque set que tu reçois. Aucun moule industriel, aucune série à l'identique.
Ce que j'essaie quand il n'y a plus de contrainte
En avril 2025, j'ai exposé à Openbach, à Vincennes, dans le cadre de Mondo Nail Art. Plus de quarante nail artistes du monde entier, une galerie, des ongles sur les murs. J'y ai présenté une main chromée sculptée et trois photographies.
Les formes que j'ai montrées là ne sont pas portables. Des proportions exagérées, des matières inhabituelles, des choses qu'on ne met pas pour aller travailler. Ce n'était pas le but.
Ce type de travail sert quand même à quelque chose de très concret. Ce que j'apprends en expérimentant sans contrainte, je le ramène ensuite dans les press on nails que tu peux porter. Une texture testée sur une pièce d'exposition peut très bien se retrouver, plus tard, sur un set que tu porteras.
Puis il faut tout décliner
Un dessin réussi ne suffit pas. Une même idée doit ensuite exister dans plusieurs formes et plusieurs longueurs, parce que tes ongles ne sont pas les miens.
Aujourd'hui le catalogue compte trente-neuf sets en amande, vingt-neuf en carré, quinze en coffin, onze en stiletto et sept en ovale. Chaque set existe aussi en plusieurs longueurs, du XS au XL. Tu choisis les deux directement sur la fiche produit, avant d'ajouter au panier.
Les tailles, elles, viennent après. Une fois ta commande passée, je t'écris pour que tu me donnes ta taille ongle par ongle, du pouce à l'auriculaire. Et si tu ne les connais pas, le sizing kit contient dix capsules numérotées de 0 à 9. Attention sur ce point : un kit correspond à une forme et une longueur précises, donc si tu changes de forme plus tard, il t'en faut un nouveau.
C'est cette étape qui explique pourquoi une collection ne sort pas le lendemain de son premier croquis. Le dessin, c'est le début. Le décliner, c'est le vrai travail.
Ce que je ne fais pas moi-même
Il y a une partie du travail que je ne fais pas. Les ongles, si : chaque paire sort de mes mains, sans exception. Mais faire en sorte qu'on trouve la boutique, c'est un autre métier.
Je suis aidée par Sacha Charlery, freelance Google Ads et Meta Ads. C'est lui qui met en place les campagnes, qui regarde ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, et qui me conseille sur les créations publicitaires (quels visuels mettre en avant, lesquels ne parlent à personne). Moi je dessine et je fabrique. Lui fait en sorte que ça arrive devant les bonnes personnes.
Si tu veux ton propre design
Tout ce que je viens de décrire, on peut aussi le faire pour toi seule. Il y a deux chemins possibles.
Le premier : tu as déjà un modèle en tête. Tu m'envoies ton inspiration, une photo, une capture, une ambiance, et je pars de là.
Le deuxième : carte blanche. Tu me dis ce que tu aimes, je te prépare un mood board sur mesure, et tu n'as plus qu'à le valider avant que je commence. C'est par ici : ongles personnalisés Neiju.
Et si tu préfères piocher dans ce qui existe déjà, la collection press on nails est là, avec des sets comme Marron glacé, Babyboomer ou Coquette.
Questions fréquentes
Les press on nails sont-ils vraiment faits à la main ?
Chez Neiju, oui. Chaque set est créé à la main en France, ongle par ongle, à l'aquarelle et en 3D. Aucun moule industriel, aucune série à l'identique. C'est ce qui explique que deux sets du même modèle ne soient jamais rigoureusement identiques.
Combien de temps tiennent des press on nails ?
Cela dépend de la fixation. Avec les gel pads fournis, la tenue va jusqu'à une semaine, ce qui est parfait pour un week-end ou un événement. Avec la colle, tu montes à environ deux semaines. Dans les deux cas tes ongles naturels restent intacts, et le set se repose autant de fois que tu veux.